Redonner l’envie de s’en sortir avec la fondation ASM Impulsion Auvergne
La société marche sur la tête, c’est représentatif que la précarité, malheureusement, continue à croître. On veut cacher la misère. Vous avez vécu plusieurs années dans la rue et bien se retrouver entre quatre murs déjà, c’est compliqué.
Yves – Bonjour à tous, donc je suis Yves Demoustier. Je suis président bénévole d’une association qui s’appelle Habitat & Humanisme en Auvergne. Cette association a comme objectif l’insertion des personnes en précarité, on les loge et on les accompagne, et c’est dans ce cadre-là que je vais vous parler de l’expérience que nous vivons avec ASM Omnisport et l’appui d’ASM Impulsion.
Habitat & Humanisme
Y – Donc Habitat & Humanisme c’est une association essentiellement bénévole sur le territoire du Puy de Dôme et de l’Allier et de l’Allier. Nous accueillons 250 familles dans les logements qu’on leur propose avec des loyers extrêmement bas afin de leur permettre de se poser, de trouver leur marque et enfin de pouvoir vivre de leurs propres ailes par la suite, et tout l’enjeu pour ces personnes c’est retrouver un équilibre, l’autonomie, l’énergie, capacité à gérer un logement, à trouver un emploi, parce que souvent essentiellement les gens sont sans emploi.
En Vrai – Vous faites quoi concrètement ?
Y – En règle générale, la première chose que moi j’observe, c’est que les gens sont en rupture familiale. Récemment, on a accompagné une personne jusqu’à sa mort, on est allé aux obsèques. Cette personne avait deux enfants, ils ne sont pas venus et nous étions les seuls à accompagner cette personne. C’est terrible de voir des situations comme ça et c’est représentatif que la précarité, malheureusement continue à croître, on veut cacher la misère, on veut mettre les gens dans des zones où on ne veut pas les voir, mais ils sont comme nous, ils ont droit à la même vie que nous. La société marche sur la tête.
EV – Pourquoi le sport ?
Y – Les gens sont très enfermés sur eux-mêmes. Quand ils arrivent, il nous a semblé que l’activité physique redonnait l’envie de prendre possession de son corps. C’est pour ça qu’on est arrivé à se dire ben : « Comment pourrait-on leur proposer des temps libres ? » et c’est là où on est rentré en contact avec l’ASM à l’époque qui nous a dit : ben nous on est capable de vous proposer des temps animés par nos salariés. La question aujourd’hui se pose de dire : « Et pourquoi on ne propose pas aussi à nos bénévoles ? », C’est là où on est allé voir la Fondation et qui nous suit dans ce domaine-là, et on les remercie vivement. L’expérience nous montre que ces temps-là sont très profitables, parce que la personne retrouve une énergie intérieure et ça, c’est très important
EV – Tu as un message à faire passer ?
Y – Il faut qu’on change de regard sur les personnes. Elles ne sont pas déterminées par leur précarité ou par le fait qu’elles sont démunies. On a d’abord un regard apporté bienveillant auprès d’elles et la deuxième chose, c’est qu’on est là pour les accompagner pour qu’ils s’en sortent, mais ils ont les mêmes capacités que nous. Je vous invite à prendre contact avec la Fondation ASM Impulsion qui est ouverte à tous, une aide sur votre projet que vous pouvez déposer auprès du site de la Fondation et se rapprocher également des réseaux sociaux : Facebook, Instagram et cetera. Je ne sais pas. *rires*