Le basket-ball c’est ma vie

🏀 Yo poto, si pour toi Molten est une marque d’oreillers, que la raquette se tient forcement à la main, ou encore que MJ te fait penser à Michael Jackson, cette vidéo va te faire le plus grand bien

🏀 Si tu es fan de Bball, retrouve un grand acteur de ce sport dans la région

📣 Découvre le témoignage de Guillaume Vizade, coach du club pro de la JAVCM – J.A. Vichy-Clermont Métropole qui est venu nous parler de basket, de coaching, de management et de sa vision du sport 🏀

En Vrai : Quel est ton parcours ?

Guillaume Vizade : « Je suis originaire de Vic-le-Comte dans le Puy-de-Dôme. J’ai la chance de pouvoir entraîner l’équipe professionnelle de la Jeanne d’Arc de Vichy-Clermont Métropole. J’ai grandi ici, j’étais basketteur d’abord à Vic-le-Comte puis au Stade Clermontois, puis entraîneur de l’équipe professionnelle depuis maintenant 3 saisons. »

 

En Vrai : Et en tant que joueur ?

Guillaume Vizade : « Je jouais beaucoup arrière, je jouais un petit peu meneur de jeu… mais beaucoup arrière, jusqu’en national 3. »

 

En Vrai : Ta force en tant que coach ?

Guillaume Vizade : « J’ai fait un diplôme en école de commerce, en sciences de gestion, ce qui me permet d’être légitime, à la fois vis-à-vis de mon parcours d’entraîneur pro, mais aussi en termes d’éducation. Quand j’ai des opportunités dans l’année, par exemple d’intervenir sur les thématiques managériales, je le fais avec plaisir. C’est le cas avec l’école de commerce de Clermont dans laquelle je travaille sur la filière Passion sport. »

 

En Vrai : C’est quoi un bon coach ?

Guillaume Vizade : « Il faut s’adapter, mais en même temps il faut pas s’oublier. On peut pas faire du théâtre non plus. Faut trouver un équilibre. Par contre il faut pas oublier les autres. Les autres ont une importance. La communication quand on a des gens qui viennent d’horizons différents, ça peut être difficile : on a des hispanophones, des lusophones, on a beaucoup d’anglophones dans le basket. Quand on communique dans une autre langue, il n’a pas la même précision, il n’y a pas toujours les notions de nuances. Et quand les joueurs étrangers traduisent, là aussi c’est souvent beaucoup plus binaire dans la compréhension, notamment au départ. Donc il faut être vigilant, il faut voir si tout le monde a bien compris les subtilités qu’on peut évoquer. »

 

En Vrai : C’est quoi un bon coach ?

Guillaume Vizade : « On fait un match vraiment très très difficile contre Saint-Chamond, à domicile. On est menés peut-être de 21 points. Le discours à la mi-temps, tout le monde s’attend à ce que ce que ce soit un discours bruyant. Finalement pour essayer de surprendre un petit peu les joueurs, peut-être rassembler un petit peu, amener quelques solutions, on va amener de l’émotion sur la toute fin du briefing de ce match-là.  On va le renverser, et on va gagner ce match. Je pense que c’est un match fondateur de notre saison l’an dernier. Par contre le changement d’aptitude, même si on a essayé de l’initier lors de la mi-temps, il est surtout venu des joueurs, qui eux, ont su recalibrer, remettre en pratique, remettre en œuvre, faire basculer ce match-là. »

 

En Vrai : Quelles sont tes idoles ?

Guillaume Vizade : « Michael Jordan, c’est indispensable. Après moi j’ai un gros faible pour Kobe Bryant, j’ai eu la chance de pouvoir le voir jouer, c’est un très bon souvenir pour moi. Après, Hakeem Olajuwon qu’on oublie beaucoup dans les top 5. LeBron James qui a un impact considérable sur la NBA aujourd’hui. Et puis après j’ai un petit faible pour Stephen Curry, qui est un autre type de joueur, qui peut développer l’amour que les gens ont pour le basket, puisque beaucoup de gens pensent qu’il ressemble un petit peu à monsieur tout le monde physiquement, même s’il a des capacités largement au-dessus de la moyenne. Il est beaucoup regardé dans le monde entier, notamment pour sa qualité d’adresse, et ça reste une des qualités principales du basket. »

 

En Vrai : Un last mot ?

Guillaume Vizade : « On espère que petit à petit tout le monde puisse retrouver le chemin des salles en sécurité. Avec toutes les contraintes sanitaires qu’on devrait mettre en place, mais qu’on puisse retrouver des gens à la salle. Parce que le contact humain, la présence dans le sport professionnel, mais qui reste un des sports professionnels de proximité, le public il est nécessaire. Le public il est indispensable, c’est un vrai moteur pour tout le monde. Et je pense que c’est une des raisons pour lesquelles on fait cette activité. »

 

Julie Barreno
Julie Rédactrice